Témoignage

Recherche glace désepérèment!

Le 24/01/2016 par Gerardin Eric

Après notre escapade dans les Alpes le WE précédent, nous étions motivés pour retaper le glaçon. Cette matière en voie de disparition est de plus en plus recherchée par de nombreux alpinistes ou grimpeurs. Cependant le micro-froid de la semaine dernière n'a pas été suffisant pour congeler les maigres cascades qui avaient survécu à cet automne sec et exceptionnel.

David, notre GO pour l'occasion, nous a dégoté un plan dont il a le secret: embarquement à 8 dans son Land-Rover pour l'aventure dans la longue vallée de l'Aston et 2 jours d'alpi vers le refuge du Rulhe. Cependant, pas encore rodé avec son nouveau bijou, nous calons dans le dernier sous le barrage de Laparan. Il faut charger les sacs, chausser les skis et remonter la longue vallée... sous la chaleur. La sueur nous pique les yeux et les longs plats chauffent nos pieds. Sous le refuge, nous posons nos excédents de bagages et enfin les cacades apparaissent. Un groupe de 4 toulousains nous a précédé , dont nous connaissons bien Agathe membre de l'équipe FFME.

Il y a de la place et les cordées s'équipent pour profiter des 3-4h de jour restantes. Les lignes ne sont pas très dures (IV à IV+), pas très longues (100m), la glace est tendre même si sur quelques passages, elle n'est pas très épaisse ou mélée à de la neige. Et en plus, il ne fait pas froid! Que demander de plus?  Nous plions bagage et après une courte descente où nous gardons les peaux, il faut remonter encore 150m pour gagner le refuge. L'arrivée sur le plateau avec la pleine lune est MAGIQUE!

Seule une pièce avec 10 couchettes est ouverte, il faut gérer l'espace à 12. Cela se fait dans une bonne ambiance et chacun peut gagner sa couchette. Nous nous serrons un peu sur la banquette du haut et Stéphane choisit de dormir sur la terrasse pour tester son nouveau duvet.

Le matin, nous sommes les premiers en action: la descente à skis se fait par une pente assez raide en neige bien ressaisie et nous repartons à l'assaut de cette large cascade ou 6-7 lignes sont possibles. Les cordées sont changées et tout le monde aura le loisir d'en parcourir encore 2. David et Théo terminent par un court cigare fragile. Le temps a encore vite passé et c'est vers 15h que nous attaquons le descente. Nous faisons le bon choix de rester rive gauche contrairement à la montée. Finalement, nous rejoignons la cabane de Las Peyres sans toucher de cailloux. Ensuite, la longue longue route jusqu'au lac de Laparan est déneigée après 2 jours chauds. Les mulets arrivent enfin à la voiture juste avant la nuit ...

Bien que très fatigués, et couchés tard, nous repartons pour une semaine regonflés moralement et des glaçons plein les yeux

COMITE DEPARTEMENTAL HAUTES PYRENEES

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