Témoignage

Stage d'été dans le Luchonnais

Le 15/08/2015 par Hebras Thomas et Gerardin Eric

Stage d’été dans le Luchonnais.

Rendez-vous dans le Luchonnais pour le « stage d’été » qui sera court à cause d’une météo capricieuse. Et c’est parti pour 5 bonnes heures de montée jusqu’au refuge du Portillon. Bien trop chargé pour certains ! Le soir les objectifs de chacun se dessinent et les cordées se forment. Éric et Romain ainsi que Théophile, Stéphane et Thomas formeront les deux cordées  qui partiront à l’assaut de la voie Ravier TD/6a+/550m en face Ouest du Quayrat tandis que Alexis et Jean-Noël s’attaquerons eux à Aqueras montanhas TD/6c/500m toujours en face Ouest.

Lundi tout le monde est debout à 6h pour un départ matinal. Ce matin l’air est frais et le rocher humide. Il faut dire qu’il a bien plu ces derniers jours et encore 2mm la veille au soir. Dans la Ravier, les cordées perdent du temps dans les deux premières longueurs rendues délicates par l’eau qui dégouline. La suite se déroule plus sereinement et chacun fait de belles longueurs en tête. Une erreur d’itinéraire dans l’avant dernière longueur les fait rejoindre le couloir final plus tôt que prévu. 16h, enfin le sommet pour Éric, Romain, Théophile, Stéphane et Thomas. Une demi-heure plus tard Alexis et Jean-Noël arrivent à leur tour après une belle bataille. Longue descente jusqu’au refuge et direction prioritaire le lacquet pour un bain apprécié partout le monde. Après un bon repas nous rejoignons le dortoir où les ronflements de nos colocataires pousseront Stéphane à s’exiler dans le couloir. Ah ! Les joies du refuge.

Mardi matin, nous partons tous pour rejoindre le départ de l’arête Crabioules-Lézat AD+. Bloqués par les névés versant Est du col inférieur de Literole, nous rejoignons finalement le fil de l’arête au niveau du Crabioules Occidental. Les cordées déroulent et chacun se familiarise avec l’assurage en mouvement. Le cheminement est magnifique, et le ciel bien dégagé nous permet d’admirer le splendide massif dans lequel nous évoluons. Enfin le sommet du Lézat. Le dénivelé avalé depuis trois jours et l’altitude commence à peser sur les organismes mais le moral est bon. Tout comme la bière offerte qui nous attend au refuge (merci au gardien pour cette super récompense).

Pour Alexis, Stéphane et Thomas c’est la fin du séjour en altitude et la (très) longue descente vers la  civilisation ; au cours de laquelle ils feront de bien curieuses rencontres. Les autres eux prolongent le plaisir un jour de plus.

Pour les autres, c’est direction les Spijeoles avec un départ matinal car les orages annoncés (au départ dès le lundi soir), semblent enfin arriver. Nous traversons donc sous la Tusse de Montarqué par le sentier des mineurs pour arriver au pied de la face Est des Spijeoles. Pas beaucoup de dénivelée, nous laissons les gros sacs et partons en mode commando. Zut !nous ne sommes pas les premiers car une cordée bariolée est déjà dans les schistes rouges au pied du dièdre Armengaud. Surprise !c’est David notre guide préféré avec un client qui s’est trompé de dièdre. Grâce à un raccourci, nous arrivons juste avant eux au pied du grand dièdre où Romain et Théo laissent la priorité au maître. Eric a un compte à régler juste à gauche avec l’éperon Est ou Eperon Brau et entraîne Jean-Noël dans cette aventure. Nous ne sommes pas super-efficaces et après quelques petites approximations dans les itinéraires, nous débouchons sous le sommet. Le temps est menaçant et quelques petites gouttes ne nous empêchent pas de monter au sommet. Quand même, d’aussi belles escalades sans arriver au sommet, cela ne se fait pas !

La descente se fait sous une averse mais le soleil revient et nous nous faisons encore offrir une bière par Jean-François à Espingo.

La semaine sera écourtée par le mauvais temps généralisé sur le massif qui durera jusqu’au dimanche.

COMITE DEPARTEMENTAL HAUTES PYRENEES

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